Voici Enzo, avec une petite coupure sur le nez.
Le soleil perçait à peine à travers la canopée du bois, invitant Enzo à une nouvelle exploration. Il courait devant Sophie, son pelage scintillant de touches de vert printanier et de marron terreux, reflétant son enthousiasme habituel. Chaque odeur était une nouvelle piste, chaque buisson un mystère à percer.
Il était si absorbé par une piste de chevreuil qu'il ne vit pas une branche basse et épineuse. En fonçant tête baissée, son museau heurta la branche avec un petit bruit sec. Un cri de surprise lui échappa, et il s'arrêta net, un petit filet de sang apparaissant sur le bout de son nez, juste au-dessus de sa truffe.
Enzo recula, secouant la tête. Le sang sur son nez le fit paniquer un instant. Son pelage, en un clin d'œil, prit des teintes plus sombres, des gris inquiets et des rouges légèrement alarmants, reflétant sa douleur et sa confusion. Il se retourna vers Sophie, les yeux pleins d'une tristesse mêlée d'un peu de reproche, comme pour lui dire : "Regarde ce qui m'est arrivé !"
Sophie, qui avait vu l'accident, accourut. Elle s'agenouilla à ses côtés, sortit un mouchoir et essuya doucement le sang. "Oh, mon pauvre loup", murmura-t-elle, caressant sa tête. Enzo, rassuré par sa douceur, se blottit contre elle. La douleur était légère, mais le choc avait été plus important.
De retour à la maison, Sophie nettoya et désinfecta la petite coupure. Enzo supporta l'opération avec une patience exemplaire, sachant que c'était pour son bien. Son pelage reprit peu à peu ses couleurs plus habituelles, les teintes apaisantes de bleu et de blanc remplaçant les couleurs de l'inquiétude. Il portait désormais une petite cicatrice, une marque de son aventure forestière, une histoire à raconter sur la fois où il s'était coupé le nez, mais avait été soigné par sa bien-aimée maîtresse.

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